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[RP] L'histoire de Bellenie

Par Zephix40 11 Mai 2018 - 08:55:10
1 - Histoire de Shushu et de vol à la tire

Comme tous les matins, le zaap d’Astrub est en pleine effervescence.

Les grouillots s’installent, chapeau de l’aventurier retourné, et les héros en herbe s’équipent et s’activent pour se lancer dans l’aventure en démarrant chichement par le donjon des champs.

Mais ce matin, un disciple Roublard à l’allure modeste fait irruption parmi ce joyeux brouhaha :


- JE SUIS INNOCENT ! JE NE ME LAISSERAI PAS FAIRE !

Tous les passants se retournèrent, du grand sram en voile d’encre jusqu’au pauvre sacrieur en panoplie bouftou.

En effet, aussitôt après ce cri, pas moins de huit gardes sautèrent sur l’énergumène pour l’arrêter.


Quelques jours plus tard, les habitants et habitués de la taverne en apprirent plus grâce au Foutu Tofu Fou, la dépêche Astrubéenne.
 

Bellenie, jeune disciple Steamer attablée à la taverne et lisant le journal, s’insurge :

- C’est inadmissible, je venais de descendre d’Incarnam quand ce monstre m’a bousculé pour me prendre ma bourse ! Je ne savais pas qu’ils l’avaient arrêté, je vais aller voir le chef de la Milice, il aura sans doute récupérer mes kamas…

Quittant le comptoir après avoir vidé sa chope, la voilà partie d’un pas décidé vers les geôles d’Astrub.

A mesure qu’elle avançait, sa détermination se transformait en peur. 

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Bellenie était une Steamer novice. Encore peu à l’aise avec ses facultés, elle perdait régulièrement sa confiance et par la même occasion son sang-froid.
Elle était pourtant particulièrement adroite compte tenu de son expérience.

De plus elle n’avait rien à envier aux autres femmes peuplant le monde des Douze, elle était particulièrement attirante avec ses longs cheveux noirs aux reflets corbac et ses yeux d’un marron si profond qu’on s’y perdait aussi facilement que dans la forêt des Abraknydes. 

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Eugène-Prinut court à toute allure. Des hurlements monstrueux arrivent à ses oreilles et sans même se retourner, il jette ses tornabombes derrière lui.

Eugène a assez d’expérience pour savoir qu’il ne s’agit ni de l’homme-ours ni même d’un Trool qui n’aurait rien à faire là d’ailleurs.

C’est lorsqu’il voit un garde lui faire des signes au loin et qu’il n’entend plus les cris stridents qu’Eugène sait qu’il va avoir des ennuis. C’est pourtant lui qui vient de sauver Astrub et ses habitants d’un monstre dont personne ne connait encore l’existence, pense-t-il.

Mais c’est la règle. Il est interdit de faire exploser ses bombes aux contours d’Astrub sans un accord écrit de la milice sans quoi c’est au trou que le fautif se retrouvera.

Plusieurs solutions s’ouvrent à lui : il coopère et finira certainement dans les geôles de Brâkmar lorsqu’ils verront son pedigree, il se bat contre le garde ou il décide de fuir.

Au vu de ses capacités limitées suite à sa dernière aventure, Eugène sait que lorsque d’autres gardes arriveront, il succombera certainement face au surnombre. Il décide donc de faire une entourloupe à son assaillant pour s’éclipser au Sud-Est d’Astrub en direction du château.

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Eugène-Prinut est un roublard expert en explosion depuis son plus jeune âge. C’est donc naturellement qu’il est devenu roublard solitaire, à force de mettre des pétards dans les pains d’Amakna de ses petits camarades de classe.
Né d’une famille de simples paysans sans divinité à prier, Eugène a évolué parmi la population agricole, considérée comme la plus pauvre d’Astrub. Ses parents étant particulièrement exigeants et violents, Eugène-Prinut n’attendit pas son trentième cercle pour s’extirper de sa condition en abandonnant l’exploitation agricole pour aller régulièrement faire les poches des passants à la sortie de la taverne d’Astrub.

Au fil des années, il améliora son art de l’explosion et de la fauche. C’est au cercle 157 qu’il fit la découverte de la pierre, dans un vieux coffre brulé d’une ruine du village dévasté de Gisgoul.

C’est cette rune qui changea le cours de sa vie.

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Durant l’an 26,

Le jeune disciple Feca s'était installé avec femme et enfant dans ce calme village pour les prix attractifs de ses bâtisses et la potentielle fortune qui dort sous ses pieds.

Ce mineur appelé Aleskie portait beaucoup d’espoir dans la découverte d’un filon de minerais rares.

Quelques jours avant la triste et célèbre Aurore Pourpre, Aleskie qui travaillait sans relâche depuis des mois, tomba sur un filon pour le moins particulier… Au-delà  de ses espérances, il découvrit une immense cavité riche du plus rare des métaux à cet époque : l’or !

Il s’empressa d'en récupérer des sacs entiers, sollicitant l’aide de son épouse pour le transport jusqu’à leur domicile. Après des jours de dur labeur, il aperçut un recoin moins scintillant que le reste de l’immense mine naturelle, une légère fumée orangée semblait s’échapper de cette zone d’ombre.
Attiré par ce qui pourrait être une source de richesse plus importante que l’or jusque-là récolté, Aleskie s’approcha et vit un drôle d’objet, semblable à une rune de métier mais pourtant si différente par l’aura qu’elle dégageait.

Il fourra cet objet au fond de son sac à dos et, sans en dire mot à sa femme, termina sa journée à récolter le reste d’or présent.

Au beau milieu de la nuit suivante, le couple et leur fils furent réveillés par les combats acharnés qui se déroulaient sous leurs fenêtres. Avant de fuir leur maison à contre cœur, le jeune féca enferma la rune dans son coffre familial pensant qu’elle était l’origine de la haine qui se déversait dans la lande voisine.

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Arrivée à l’entrée de la prison de la cité neutre, Bellenie a peur. Elle se dit à elle-même pour se donner du courage :

Allez ma grande, reprends confiance, il t’a pris assez de kamas pour t’acheter ta prochaine cape, faut pas laisser passer ça !
En bas des marches, le milicien assistant trifouille dans ses papiers visiblement à la recherche d’une information capitale. Il se lève brusquement la faisant sursauter et s’avance droit sur elle tête baissée. Elle effectue de justesse un écart se rapprochant de la grille des détenus tout en fixant le disciple Crâ froncer les sourcils, survolant du regard une armoire pleine de parchemins mal rangés, à l’autre bout de la pièce.

Après quelques minutes, sa mine devient légèrement moins agressive lorsqu’il s’empare d’un parchemin cacheté.


- Que veux-tu jeune fille ? 

Si Bellenie avait regonflé son courage avant d’entrer ici, elle est dorénavant bien loin de pouvoir aligner quelques mots sans bafouiller. Elle arrive toutefois à expliquer sa venue ici.

- Le roublard n’avait pas un sou sur lui, je ne peux pas t’en dire plus sur cette affaire, il a été transféré à Brâkmar ce matin même, ce n’est plus de notre ressort. 

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Effrayé par le bruit d’explosion, son instinct lui ordonna de faire demi-tour.

Malgré son imposante carrure nouvellement acquise, il sait encore se faire discret lorsqu’il s’agit de se déplacer dans la forêt.
Vouté, il attend patiemment dans l’ombre d’un chêne que les aventuriers présents dans la clairière s’écartent. Une fois la voie libre, il traverse à vive allure la zone déboisée en faisant fuir prespics et sangliers sur son passage.

Il prit le temps de souffler contre la rocaille au Nord de Tainela, là où la fréquentation d’aventurier est quasi-inexistante.

Auparavant, c’était le genre d’écaflip qui ne cherchait pas les ennuis, il était plutôt petit et rondouillard pour ses congénères, il restait donc très discret et solitaire.

Plutôt propre sur lui, il avait un pelage gris très clair, une truffe bien noire, des yeux bien jaunes et ronds et de longues moustaches fournies.

Mais depuis ce matin, il n’était plus lui-même. Il faut dire que la veille au soir, il avait pinté comme un bwork à la taverne d’Astrub avec un roublard rencontré le soir même.

Il se souvient toutefois de l’avoir pris sur le fait en train d’essayer de lui piquer une drôle de pierre qu’il avait ramassé dans une ruelle du village.

Mais ce n’est pas cette rencontre ni les litrons de bière qu’il a bu qui l’ont transformé à ce point...
Il était énorme, ses épaules prenaient trois fois plus de place qu’avant, ses poils étaient devenus collants et noirs comme le bois brulé des maisons de Gisgoul. Ses yeux s’étaient transformés, ils étaient globuleux et oranges comme la lave des profondeurs de Brâkmar et un troisième œil se laissait entrevoir sur le haut de son crâne velu.

Toujours affalé contre un rocher, il se mit à réfléchir à haute voix :


- Que s’est-il passé cette nuit pour que je devienne si grand, si fort et… si sale ! Je ressens une telle puissance… 

- Ce n’est que moi chaton ! hahaha !

- Quoi ?! Qui es-tu ? Où es-tu ?!

- Je suis un shushu ! Ignare ! Par contre t’as du bol mon bonhomme, je suis du genre à laisser mon hôte garder le contrôle tant qu’il ne fait pas de bêtises… T’as l’air d’être un bon trouillard le Felix, hahaha, j’ai jamais vu un chacha détaler aussi vite que toi lorsque ce roublard a lancé ses bombes ! hahaha !

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Elle en est sûre, c’est ce maudit roublard qui lui a pris sa bourse à kamas et elle ne se laissera pas faire. Elle a bien compris dans quel monde elle était arrivée et elle compte bien se faire une place !

- C’est décidé, je pars à Brâkmar !

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2 - En route pour Brâkmar
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- La sentence est irrévocable ! 40 ans dans les geôles avec corvée de patates obligatoire !

- Vous êtes un monstre Monsieur le Juge ! Fidèle à Brâkmar cela dit… La Défense accepte la sentence.


Eugène fait les gros yeux à son avocate. En passant à ses côtés, la féline écaflip noire lui chuchote en lui faisant un clin d’œil :

- Ne me regardez pas comme ça, s’il n’a pas décidé de vous raccourcir d’une tête au niveau du cou, c’est uniquement parce que ce vieil énutrof de juge m’apprécie particulièrement…

Eugène reste silencieux pendant que les sombres gardes l’attrapent sous les aisselles pour le trainer hors de la Tour en direction des prisons de la cité.

Une fois enfermé, éplucheur en mains, il commence déjà à chercher son plan d’évasion.

- C’est pas demain la veille qu’un roublard se laissera emprisonner ! D’autant que ces cervelles de bouftous ne m’ont pas enlevé la potion de rappel que j’avais dissimulé, ha ha ha

Il boit son breuvage d’un trait mais rien ne se passe.

- Mais… Comment c’est possible…

-Au-Aucun pou-pou-pouvoir et auc-aucun moyen de té-télépo-téléportation ne fonc-fonctionne ici, roub-roublard. Al-alors tais-toi et p-pèle !


Un énutrof, qui paraissait encore plus vieux que la majorité de ses semblables, était en train d’éplucher son tas de patates aussi vite qu’une dragodinde piquée par un moskito.

- Plus tu pè-pèles, pl-plus t’auras à man-manger, t-tu dev-devrais t’y me-mettre tant qu’t’es jeune et t’faire des pro-prov-pro.. des réserves ! 

L’énutrof étant rachitique, Eugène est encore plus décidé à se faire la malle ! Mais pour le moment, pas le choix, il faut peler…

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Bellenie se réveille avec un mal de crâne particulièrement douloureux, dans une maison plutôt coquette malgré sa petite taille.

- Bonjour ma petite, reste allongée ! Tu n’es pas encore parfaitement remise, tiens, bois cette tisane ma chérie.

En portant sa main sur son crâne, Bellenie observe ce qui l’entoure. Elle est allongée dans un grand lit particulièrement moelleux et la mamie lui tendant la tasse lui parait particulièrement généreuse pour une énutrof.

La pièce principale où se trouve le lit est particulièrement chargée : au dessus de sa tête, Bellenie peut observer trois ou quatre cages à pious suspendues aux vieilles poutres de la charpente apparente. Sur sa droite, des parchemins en pagaille débordent de ce qui semble être une bibliothèque en vieux bois d’Abraknyde partiellement grignoté par des larves. De l’autre côté, un espace cuisine rustique et exigu où s’entasse des carapaces de tortues, des demi noix de Kokoko et une ribambelle de petites épées métalliques qui, si Bellenie se fie à son odorat, ont certainement servi pour faire des brochettes de bouftous.
- Merci pour la tisane. Comment je me suis retrouvée là ?

Bellenie accepte la tasse que l’énutrof lui tend et la fixe du regard pour que celle-ci l’aide à retrouver la mémoire.

- Je m’appelle Momigato, je vis dans cette modeste maison que mon mari nous a construite il y a des années, en plein cœur de la forêt d’Amakna. Cela fais des mois que, tous les matins, je pars dans les Landes de Sidimote pour chercher des traces de mon mari qui n’est pas rentré à la maison. Je pense qu’il s’est fait kidnapper puisque hier, j’ai trouvé des traces de lutte vers Brâkmar… C’est sur le chemin du retour que je t’ai vu. Tu n’étais visiblement pas au courant de la course :  Une quinzaine de dragodindes multi-couleurs sont arrivées sur toi à vive allure. Tu as à peine eu le temps d’esquiver la première que tu as trébuché et tu t’es assommée en tombant.

La mémoire de la jeune Steamer revient alors petit à petit. Elle se souvient du roublard sur la première dragodinde, il souriait.. Il riait même !

Même s’il paraissait mauvais, et sans trop savoir pourquoi, une part de Bellenie enviait ce roublard, il avait une confiance en lui et il avait cette aura que tout chef a au fond de son âme. Elle appris bien plus tard, par des rumeurs Bontarienne, qu’il s’appelait Yethi, il était un ennemi de la ville lumière et c’est aux portes de Bonta qu’il fut abattu.

Maintenant redressée sur le lit, Bellenie remercie chaleureusement Momigato et lui demande comment la remercier.

- Aide moi à retrouver mon mari et nous seront quitte. J’en ai la quasi certitude, il est à Brâkmar !

- Ca tombe bien, c’est là bas que j’allais !

Après avoir expliqué à Momigato les raisons de Bellenie, le nouveau duo décide de partir au petit matin suivant.

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Voilà maintenant vingt bonnes minutes que le combat à commencé. Seul le Trool est encore en vie, les Mulous qui l’accompagnaient sont tous inconscients, griffés jusqu’à la moelle.

- Je… Je suis désolé, je crois que je me suis trompé de chemin…

- Comment ça ?! On est perdu ?! Chacha de pacotille ! Je t’avais demandé de m’amener là où il y a du monde pour tout casser !

- Oui, je pensais que c’était le chemin de la Foire du Trool mais nous sommes partis trop au Nord et nous sommes surement passé à côté.

Au beau milieu du bois de Linteg, Klyjel l’écaflip possédé finis de démolir l’immense Trool.

- Cette castagne m’a fait du bien mais je veux fracasser des crânes de sacrieur, de iop, de cra… Tu me dis qu’il y aura tout ce beau monde à écraser à la Foire du Trool alors ne te trompe plus et amène moi là bas !! Je vais y faire un carnage ! ha ha ha ! 

Les voilà repartis, traversant de nouveau Cania en direction de la Foire qui vraisemblablement cours un grand danger.

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Le nez dans une flaque nauséabonde des égouts de Brâkmar, Eugène regretterait presque les patates des geôles… Silencieux, il attend que la garde passe.

- Il ne doit pas être très loin. Miliciens Brakmariens, fouillez les maisons, il ne doit pas s’en sortir !
Quelques heures plus tard, le Milicien en chef décide de stopper les recherches et d’assumer son échec auprès de son supérieur. Les patrouilles deviennent moins régulières jusqu’à ce qu’elles s’arrêtent, au lever du jour.

Après avoir piqué quelques litres d’eau pour se nettoyer et se désaltérer, Eugène se dirige vers le Quartier des mineurs pour sortir par la porte Est. Il profite de chaque passant rencontrer pour leur faire les poches, il n’est pas roublard pour rien !

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Sac sur le dos, Momigato attend devant sa maison, assise sur le petit banc en vieux bois.

- J’arrive j’arrive j’arrive !

Bellenie sort en trombe de la vieille bicoque, cheveux encore ébouriffés.- Prête ! Désolé pour le retard, on y dors tellement bien dans votre lit !- Je suis heureuse que vous soyez reposé mon enfant, la journée risque d’être longue, nous avons de la marche jusqu’à Brâkmar.- J’ai vu sur vos étagères de cuisine des fioles de potion de Brâkmar, ça ne serait pas plus rapide de les boire ? - Je reste une disciple d'Enutrof ma petite, tant que mes jambes me porterons, je ne vois pas l’intérêt de gâcher ces potions !

Après un échange de sourire, les deux aventurières se mettent en marche en direction les souterrains allant aux Landes de Sidimote.
Bellenie profite de l’expérience de sa comparse pour combattre vaillamment bouftous, araknes et autres bébêtes qui croisent leur chemin.

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- Halte là, bestiole hideuse ! Je ne sais pas ce que tu es mais je suis sur de pouvoir t’alléger des quelques kamas qui alourdissent ta besace… 

Trois adorateurs de Sram bloquent le passage de Kyjel et de son hôte.

- Je te propose de ne pas faire d’histoire ou de gouter à nos dagues et poisons ! 

- Figure toi que je viens de finir une discussion avec un Trool qui cherchait un os à se mettre sous la dent, tu devrais faire affaire avec lui si tu veux pas que je vous fracturent ! 

Klyjel souffle alors...

- Et c’est reparti… Pfff…

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Bellenie entend Momigato hurler d’un cri strident. Elle accours dans les dédales creusés dans la roche pour aller à sa rencontre.

Enfin arrivé à son niveau, la belle brune ne peux se retenir de s’esclaffer au vue de la scène qui se présente face à elle : Momigato est accrochée à une roche en hauteur et une sousouris, visiblement perdue, lui renifle les bottes.


- Aide-moi ! Je t’en supplie, écartes ce monstre de moi !

Bellenie veux progresser en combat mais elle ne va certainement pas tuer une sousouris perdue dans les bas-fonds du monde ! Elle sort de son sac une cape bouftou récupérée plus tôt sur le chemin et vient englober la sousouris qui se laisse faire.

- Regarde comme elle est mignonne, elle à l’air apprivoisée…

Momigato a tout juste le temps de descendre en grommelant, indiquant que de tels monstres ne devraient pas avoir leur place sur cette terre, qu’un mineur sombre accompagné de deux grands boulangers sombres leurs barrent le passage.

- Dis donc la vieille, c’est Pustule que tu traites de monstre ? Et toi la gamine, rend moi ma sousouris si tu veux pouvoir re-sousourire un jour ! 

Les deux boulangers sombres se mirent à rire grassement tandis que la petite sousouris couinait en s’enfonçant au fond de la cape laineuse.

- Elle n’a pas l’air de vouloir de vous Monsieur…

Bellenie n’a pas eu le temps d’en dire plus qu’elle reçu des morceaux de pains durs comme de la roche.

 -C’est une blague ?!

Momigato dépasse alors sa peur des rongeurs et viens s’interposer entre la Steamer et ses assaillants en pratiquant le Pelle-tennis avec les projectiles ennemis. Il n’a pas fallu attendre longtemps pour voir les brigands de pacotille s’échapper en criant "à la sorcière".

- Finalement, elle est mignonne cette sousouris !

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- Trois Sram de cercle 100 pour deux d’entre eux tout de même ! 

- C’est fou, et ils ne savent pas quel genre de bestiole leur a fait ça ?

- Ah ça… On ne nous dit pas tout, c’est sûr…


Les deux gardes de la porte Est scrutaient l’intérieur de la cité tandis que leurs camarades sur le haut du rempart se cantonnaient à observer les horizons extérieures à l’affût du moindre mouvement anormal des chafers et fantômes non loin. Le conflit Brâkmar / Bonta était calme mais ça n’empêchait pas certaines âmes du cimetière de venir s’égarer vers l’entrée.

Eugène est bien contrarié. C’est sûr, Brâkmar, c’est plutôt peinard pour se faire des kamas en faisant les poches des bourgeois des beaux quartiers… Mais il savait qu’il était "persona non grata" ici et que si un garde attentif le repérait, c’était le couperet sans autre forme de procès. On n’échappe pas aux geôles de Brâkmar comme ça !

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- Je ne veux plus être ton esclave !

- Mouhahaha t’es un marrant l’Felix ! Ah, on arrive non ? Je vois des ballons là bas…

Abattu, Kyjel ne peut que suivre le chemin menant à la Foire du Trool. Il boue de l’intérieur à ne plus avoir la maitrise de son corps mais malgré ses complaintes, il sait qu’il ne peut rien y faire.
Comme à son habitude, la foire est déserte. Cela fait maintenant bien longtemps que les infrastructures sont délabrées et seul le train fantôme résiste aux affres du temps grâce à l’entretien périodique de l’animation par les êtres qui le hantent.

- Tu t’es joué de moi Ecaflip ! Tu as gagné, je suis en colère maintenant ! Le temps de la rigolade à assez durée !

Les poils de l’écaflip possédé change alors pour passer du noir poisseux au noir profond avec de nombreuses touffes qui virent à l’orange vif. Kyjel ne répond pas et il ne répondra pas, dorénavant seul le shushu à la maitrise de son corps.

En furie, l’écaflip à peine sortit de la foire, se met à chasser le moindre aventuriers des plaines de Cania.

FIN DE LA DEUXIÈME PARTIE

Merci à :
- Yoasageri pour le skin de Bellenie

- Sniam Aspirine pour le dessin de Bellenie 
- Lili Lith pour le dessin d'Eugène
- Colibry pour le dessin de Kyjel et Kyjel possédé
- Solituda & Cie pour le dessin de la maison de Momigato
- Naomi pour le dessin du combat contre les srams
- Obi pour le dessin de Momigato
4 0
Réactions 2
Score : 81

Vraiment stylé!

1 0
Score : 291

Très bien écrit! Et l'histoire est cool!
On attend la suite :p

1 0
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