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À la lueur d’une flamme de bougie, un parchemin détrempé a été soigneusement déplié et séché. Les taches d'humidité ont libéré l’encre qui forme sur le papier des nuages d'obscurité. Le texte, quelque peu effacé, conserve cependant toute sa clarté. Vous pouvez lire, en haut du parchemin : « Rapport de Mélichande Ambrume, capitaine de la milice de Bonta ».

Rapport de Mélichande Ambrume DOFUS Touch
Javian 650
À l’attention du chef de la milice Amayiro,
 
J’ai été envoyé il y a maintenant plus d’un mois dans les plaines de Cania afin d'établir un rapport de la situation actuelle. Comme vous le savez, une catastrophe de grande ampleur est survenue dans les territoires de l’Est, causant la perte d’innombrables vies et des dégâts sans précédent. Il semblerait que le bilan provisoire soit très alarmant et je vous écris à nouveau afin de faire état de circonstances plus que préoccupantes.

Il y a quelques jours de cela, j’ai envoyé un détachement de soldats aux abords du cimetière de Bonta. Un seul homme m’est revenu, apeuré et horrifié par ce qui se trame là-bas. Il ne cessait de balbutier de manière insensée sur la façon dont les soldats avaient disparu : dans un cri, emportés par un je-ne-sais-quoi caché dans la vase. Lui et quelques hommes ont alors couru se réfugier dans la vieille église, au nord du cimetière. C’est là qu’ils ont aperçu des choses monstrueuses et inhumaines, je cite : « des morts qui paraissent plus vivants que des chafers » ! Mais je n’ai pas plus de détails, l’homme s’est emporté dans une crise de panique et n’a cessé de pousser des cris à nous glacer le sang. Il est maintenant pris en charge par des Eniripsas formés pour gérer ce genre de cas...

Plus au sud, on m’a fait état de plusieurs affrontements survenus entre les deux tribus qui se sont installées dans les Landes. Si le nord de la région est dorénavant pratiquement inhabitable au vu de la sécheresse qui s'étend sur toute la zone, le sud bénéficie quant à lui d’une situation idéale due à la formation de différents lacs. C’est l’une des raisons principales du conflit qui règne entre les deux régions : l'accès à l’eau. Si j’ai pu difficilement entrer en contact avec chaque tribu, nos échanges ont été rapidement, et à chaque fois, interrompus par des jets de lances ou de rochers. Des rochers ! Ces affrontements deviennent de plus en plus dangereux, il faut mettre un terme à ce conflit !

Et ce n’est malheureusement pas tout. Comme si ce n'était pas suffisant, d’étranges phénomènes magiques se sont manifestés plus au nord, autour du domaine du Maître Corbac et ce, de manière intempestive. Des voyageurs m’ont rapporté avoir observé des nuées de volatiles noirs survoler et envahir la zone tandis que des disparitions inquiétantes sont survenues à plusieurs reprises. Un promeneur m’a même fait part de la longue (et apparemment très intéressante) discussion qu’il a partagée avec un inconnu lors de sa pause, adossé à un arbre, avant de se rendre compte qu’il s’agissait en fait d’un corbac. Un corbac parleur, perché sur un arbre qui lui comptait des fables ! Si vous voulez mon avis, celui-ci aussi mériterait les soins de quelques spécialistes Eniripsas... Quoi qu’il en soit, il faut envoyer quelqu’un pour élucider les mystères qui planent dans ces maudites ruines !

Enfin, je dois vous faire part de la situation alarmante au niveau de la Forêt de Cania. Si la zone forestière a été plutôt épargnée par la récente catastrophe, elle est devenue un lieu de refuge pour la majorité des rescapés. Ils ne possèdent aucune habitation décente à l’exception d’un vieux moulin réhabilité en poste de secours et quelques tentes de fortune. Les vivres viennent à manquer et leurs réserves sont sans cesse prises d’assaut par la faune locale. Nous devons leur venir en aide au plus vite sans quoi leur situation va devenir critique.

Mes lettres sont depuis des semaines sans réponses, il est pourtant impératif de venir prêter main-forte aux survivants de la catastrophe et de mettre un terme aux menaces qui planent sur Cania.

Puisse ce message vous parvenir au plus vite,

Mélichande Ambrume,
Capitaine de la milice de Bonta